Notes sur la One eleven 2009

La One eleven, course roller mythique, a lieu tous les ans à Saint Gallen (Suisse). J’y ai participé pour la première fois, et malgré une absence de préparation physique et une attaque de crampe à 70km, j’ai réussi à la boucler en 4h11. Quelques infos sur la course…

Préparation physique

C’est une course très longue, 3h pour les meilleurs et 4 à 5h pour les humains normaux. Les courses roller habituelles durent 3 à 4 fois moins longtemps, il faut donc se préparer pour ne pas avoir de coup de barre au bout d’1h. Faire des sorties de plus d’une heure, dans les semaines qui précèdent la course. Ne pas tout donner quand même, sous peine de vider les réserves -vous en aurez bien besoin !

Organisation sur place

L’organisation suisse est à la hauteur de leur réputation. Massage gratuit, pasta party la veille, petit déjeuner le matin, re-pasta party après la course : on ne mourra pas de faim. Le petit déjeuner est servi à partir de 4h30 pour respecter le temps de digestion. Il vaut mieux se coucher tôt pour en profiter !

L’hébergement se fait dans un gymnase tout équipé, les matelas sont fournis. Il s’agit de tapis de sport épais, bien plus moelleux qu’un tapis de sol de camping. Prévoir bandeau pour les yeux et boules Quiès, la nuit est courte et pas question d’en gâcher une miette ! Le duvet peut être léger, le gymnase retient la chaleur de la journée et humaine.

Spécificités du circuit

Les routes et chemins donnant sur la piste sont barrés avec de la rubalise ou des planches rouges et blanches croisées, ce qui est très rassurant. Les virages et descentes sont annoncés par des panneaux jaunes carrés. Bien les surveiller pour anticiper les petits virages secs.

Le début de la course est assez encombré (environ 400 patineurs lâchés simultanément) mais la piste est assez large à ce moment-là (on est en agglomération). C’est donc le moment idéal pour se trouver un bon peloton.

Au bout de 20km environ, vous trouverez une descente longue, sinueuse et dans laquelle un peloton bien lancé atteint allègrement les 80km/h. Âmes sensibles, rassurez-vous : un tapis vert couvre la partie droite de la chaussée pour descendre à vitesse raisonnable. De plus, la descente est immédiatement suivie d’une remontée qui permet de retomber à 40-50 km/h. Garder les yeux ouverts, car un virage gauche 90 degrés attend juste en haut de la remontée.

Nombre de vitesseux de Générations Roller Sport sont d’anciens descendeurs à qui une bonne descente ne fait pas peur, et je ne pense pas avoir froid aux yeux. Mais ayant mal serré le haut de mon patin droit, impossible de contrôler mon pied et j’ai du me relever à partir de 70km/h sous peine de m’écraser en plein peloton. Dommage…

Autour de 30km (et de 90 au retour), 2 passages de trottoir avec caniveau en pavés. Pas un gros décrochage, mais les pelotons dans lesquels j’ai roulé n’avaient pas le réflexe de prévenir, ça peut donc surprendre.

Le circuit commence à monter plus souvent à partir de 50 km environ, ne pas trop se dépenser jusque là (faire de petits relais, éviter les à-coups).

A environ 60km, un peu après le début de la partie où l’on croise la tête de course sur le retour, le circuit tourne brusquement à droite entre les champs.

A partir de 80/90km, la notion de peloton disparaît : il devient très difficile de suivre le rythme d’un autre. Le circuit ne fait plus que monter à partir de là, et le revêtement grattonne plus fréquemment qu’ailleurs. Les ampoules adorent, les pieds beaucoup moins…

L’arrivée en ville se fait dans les 5 derniers kilomètres (panneaux à 10, 5, 2 et 1 km de l’arrivée). Les 2 faux plats descendants des 2 derniers kilomètres permettent de faire remonter l’aiguille du compteur du vitesse sans trop se fatiguer, ce qui est toujours bon pour le moral…

Bon à savoir

Possibilité de se faire masser gratuitement après la course. Douche obligatoire avant le massage (comme on les comprend !). Compter environ 30 minutes d’attente. Et « crampe » se dit « Krampf » en allemand, c’est facile à retenir. Plus facile que de s’en débarrasser…

Pas la peine de se charger lourdement pour partir : vous trouverez un point de ravitaillement tous les 10 km. A chacun de ceux-ci, on vous tendra des bouteilles d’eau, de jus de pomme pétillant, de Rivella, des demi bananes, des gels, etc. Sur certains points -Top du top-, un ravitailleur en roller propose un plateau de gels et fruits, et une moto vient se caler à hauteur de peloton pour distribuer eau et gels.

Il me semble que les panneaux « Era » annoncent les points de ravitaillement, mais vu l’état du cerveau durant la course, je ne garantis rien !

On trouve pas mal d’infos sur le forum de Roller en ligne : le tracé GPS de la course, le profil officiel, des demandes et propositions de covoiturage, le classement officiel 2009 et les photos de l’évènement.

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