Le matériel indispensable en cuisine

Dans toute activité manuelle les bons outils sont indispensables, et la cuisine ne fait pas exception. Voici ce que j’utilise en cuisine, et que je conseille à quiconque veut s’équiper, cuisiner plus souvent ou plus facilement, ou juste prendre plus de plaisir en cuisine.

  1. De bons couteaux
    • Un couteau à lame lisse (les lames céramiques sont inusables et restent affutées, mais hyper fragiles et irréparables —uniquement si vous êtes hyper précautionneux). On s’en servira pour couper les fruits et légumes, émincer les oignons, etc. On trouve des couteaux d’office à manche en bois et lame inox pour une bouchée de pain neuf ou en occasion.
    • Un couteau à dent. Indispensable pour couper sans écraser les tomates, pêches, abricots mûrs, notamment. À utiliser pour couper des aliments mous.
    • Un grand couteau lisse. Prenez-le avec une lame de 20cm, suffisamment épaisse pour ne pas se tordre. Indispensable pour couper les courges, céleri rave, et autres aliments durs.
    • Un couteau à pain (à dents). Si vous essayez de couper une baguette avec un couteau sans dent vous serez obligé d’écraser la mie, c’est dommage. Un couteau à pain sert toujours 🙂
  2. Une sauteuse avec un couvercle ajusté, diamètre 30cm

    Prenez une poêle avec un large fond plat, des bords arrondis qui remontent haut, et un couvercle (en verre) ajusté. Elle servira à faire revenir oignons et légumes, pour saisir, mais aussi pour faire des crêpes, pour réchauffer des restes, et faire mijoter une grande quantité d’aliments. Je l’utilise pour les châtaignes aussi, et j’ai le même goût ou presque qu’avec une cuisson au feu de bois.

    Vous pourrez également utiliser un panier vapeur en bambou pour cuire des légumes à la vapeur —ou faire des raviolis chinois, des aumonières…

  3. Un panier vapeur en bambou et son couvercle, 30cm

    Cet accessoire permet de cuire ou réchauffer des aliments un peu fragiles en préservant leurs qualités nutritionnelles. On le trouve pour une poignée d’euros dans les boutiques asiatiques.

    On peut même empiler un deuxième étage pour cuire simultanément des aliments de densité différente type carotte et poireaux… Mettez l’aliment le plus long à cuire dans le panier du bas et retirez le panier du haut quand il est prêt. Faites simplement attention à mettre assez d’eau, une fois le panier en place on ne vois plus le niveau et ça abîme les poêles de chauffer à blanc.

    Pour les aliments qui ont tendance à accrocher, protégez le bambou avec une feuille de papier sulfurisé percé de petits trous, le service et le nettoyage seront bien plus faciles.

  4. Une casserole en métal à fond épais avec son couvercle, 20-24cm

    Le fond épais aide à la diffusion de la chaleur et permet de réchauffer plus progressivement les aliments. De plus, il aura moins tendance à gondoler si vous devez laver votre casserole alors qu’elle est encore chaude.

    Prenez une casserole et un couvercle dont le manche et la poignée ne chaufferont pas en même temps que le récipient. Le bois est parfait pour cela parce qu’il ne conduit pas la chaleur (confer les allumettes) mais à éviter pour les gazinières ou cuisson au feu. Si vous voulez une casserole qui passe au lave-vaisselle choisissez-en une dont le manche n’est pas du même métal que le corps.

    Pour vous simplifier la vie, choisissez une casserole dont les bords du fond sont arrondis, c’est plus facile à brosser.

    Prenez du métal ou de la fonte émaillée, surtout pas de revêtement antiadhésif. D’abord parce que c’est mauvais pour la santé, ensuite parce que si vous faites malgré tout attacher des aliments vous aurez un mal de chien à la nettoyer, alors que c’est vite fait avec une éponge grattoir.

  5. Un cuiseur à riz automatique, 1 à 2 litres

    Là on rentre dans le vif du sujet. Il y en a toujours eu dans ma famille, et c’est ce que je conseille à tout le monde, qu’on soit étudiant pressé, parent distrait ou fin gourmet, ça sert énormément et ça apporte un confort incroyable.

    Le principe est simple : vous mettez du riz, de l’eau (pas de sel, ça attaque le récipient), et vous appuyez sur le bouton. L’appareil chauffe à 100° jusqu’à évaporation de toute l’eau, puis maintient la nourriture au chaud (à 60°) tant qu’il reste branché.

    Pour parfumer le riz vous pouvez mettre des clous de girofle, des gousses de cardamome, des grains d’anis ou de cumin, de la citronnelle ou du gingembre, une pincée de safran… Les possibilités sont infinies.

    Sachez surtout qu’on peut mettre bien plus que du riz dans cet appareil…

    • Riz, raisins secs, vinaigre et girofle, pour un goût “chutney”.
    • Riz, lentilles corail, bouillon et poireaux en tranches, pour un dhal facile.
    • Riz, haricots rouges, maïs en grains, protéines de soja texturées et épices mexicains, pour un chili…
    • Les lentilles corail cuisent très vite (parce qu’elles sont décortiquées), elles se déferont le temps que le riz soit cuit, ça fait un peu purée. À servir avec quelque chose de plus ferme pour compenser.
    • Les lentilles vertes cuisent plus lentement que le riz complet, elles gardent un peu de croquant.
    • Les lentilles beluga en revanche cuisent juste à la même vitesse que le riz, c’est l’idéal.
    • On peut aussi mettre du soja décortiqué, des pommes de terre, des carottes ou autres légumes en julienne… La seule limite c’est votre imagination.
    • On peut même facilement faire des mochis-minute !
  6. Une planche à découper

    Choisissez-la en bois dense, pour ne pas manger des copeaux de bois. Surtout pas de plastique bien sûr. La céramique est lourde et abîme les lames des couteaux. En plus, c’est le bois qui consomme le moins d’énergie grise.

    Prenez une planche de 60cm de long sur 40cm de large, au moins, sinon vous passerez votre temps à ramasser des aliments qui tombent autour.

    Pour que votre planche ne donne pas un goût d’ail ou d’oignon, coupez-les sur une assiette ou sur une petite planchette (20-30cm) que vous utiliserez exclusivement pour cela.

  7. Une mandoline

    Pour trancher pommes de terre, carottes, concombres, et plein d’autres aliments.

    Choisissez-en une qui s’adapte sur votre saladier, ça vous simplifiera la vie (plus le bac est profond moins les légumes coupés viendront bloquer la lame).

    Une mandoline avec lames interchangeables permet de faire une julienne de légumes, de couper des rondelles, et de débiter rapidement.

    Si vous craignez pour vos doigts, choisissez un modèle avec poussoir, en vous assurant qu’il ait une bonne prise en main sinon il restera comme le mien dans son tiroir à prendre la poussière.

  8. Des plaques à induction

    Pour avoir testé le gaz, les plaques électriques de base, la vitrocéramique, l’halogène, rien n’arrive à la cheville de l’induction. Plus chère à l’achat, les économies réalisées (consommation électrique de 30 à 60% plus faible) compensent largement ce surcoût initial.

    De plus, la réactivité est hallucinante. Mes plaques font bouillir 5 litres d’eau dans une gamelle en moins de 2 minutes, là où du gaz met plus d’un quart d’heure. Une casserole qui s’apprête à déborder ? Couper le feu et la cuisson s’arrête instantanément.

    Si vraiment le prix d’achat vous rebute prenez de l’occasion, c’est hyper robuste. Les miennes servent plusieurs heures par jour depuis 10 ans et elles n’ont pas une ride.

  9. Un mixeur multifonction

    Vous aurez besoin d’un mixeur plongeant pour les soupes, purées, compotes, smoothies, d’un hachoir pour fabriquer du pesto, mouliner des fruits secs, préparer un houmous, et d’un fouet pour monter de l’aquafaba en neige. Simplifiez-vous la vie, prenez un seul appareil pour tout ça.

  10. Une râpe électrique

    Parce que la mandoline c’est bien mais on se fatigue vite à râper des carottes… Prenez un appareil qui verse directement dans votre saladier, vous gagnerez en place de rangement, vous ne perdrez pas de temps à vider le bol toutes les 3 minutes, et ce sera bien plus facile à laver.

    Préparez de délicieuses salades de crudités en hiver, en râpant ensemble carottes, betteraves crues, navets et pommes.

    Découvrez le céleri rémoulade et ses bienfaits en râpant un céleri-rave que vous assaisonnerez d’une sauce moutarde-citron-crème de riz. Le citron modifie subtilement le goût et c’est infiniment meilleur que les rémoulades de cantine où le pauvre céleri se noie dans une mayonnaise indigeste au possible.

Conclusion

Voilà selon moi les indispensables en cuisine. J’utilise également depuis peu une cocotte en fonte, pour mijoter des légumes ou cuire du pain au four. Vous en trouverez d’occasion en état neuf au quart du prix.

J’utilise très souvent aussi les moules à gâteaux pour faire des biscuits, des mini-cakes et madeleines sucrés ou salés…

Un bocal et un morceau de gaze vous permettront de profiter de graines germées et de leur boost vitalité toute l’année (hmm, le fénugrec et son pouvoir nettoyant…).

J’ai acheté un très bon four en occasion, réglable de 40° (pour faire lever une pâte) à 250° (pour cuire un pain à cœur). La chaleur tournante est un vrai plus, ça évite les plats qui brûlent d’un côté pendant que l’autre reste cru. Je teste également les cruckers mais c’est long à faire et tellement bon qu’on les dévore presque trop vite. Je cherche des grilles supplémentaires pour rentabiliser l’utilisation du four pendant ces cuissons/séchages qui durent plusieurs heures (à 60°).

J’utilise également un mortier de grande dimension, pour broyer les graines et épices, pour le pesto, pour concasser grossièrement des fruits à coque sans qu’il en vole de partout, etc. Mais je ne conseille pas d’en prendre un modèle aussi lourd et encombrant que le mien 🙂